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Scandinavian Literature in Translation || Littérature scandinave en traduction

Kerstin Thorvall : Les années d’ombre

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Trilogie de Signe 2 : Les années d’ombre
Kerstin Thorvall
Serpent à plumes, « Domaine étranger »
ISBN 978-2-268-06324-9
6 novembre 2007
36,50 $ au Canada

9782268063249

Jeudi 19 novembre 1936. Sigfrid vient de succomber à une crise cardiaque. Pour la petite Signe, le choc du deuil recèle un autre désespoir : elle sera désormais privée de tout ce qui dans sa vie était tendre et spontané –à commencer par le petit chiot que son père lui avait promis pour Noël. Quant à Hilma, veuve à trente-cinq ans, elle se retrouve seule pour élever sa fillette de onze ans, mais c’est aussi la fin du calvaire conjugal. Elle déménage et reprend son métier d’institutrice, conquiert peu à peu son indépendance – « sans homme, sans plus jamais d’homme ». Signe, elle, va vivre la puberté dans un carcan. Aux yeux d’Hilma, avec l’éveil sexuel de sa fille se profile la menace de l’atavisme paternel. En écho à l’inquiétude de sa mère, Signe, enfant trop solitaire, vit la métamorphose de son propre corps comme une angoisse de plus. Et en contrepoint de ces années d’ombre intérieure pèse l’ombre que la Seconde Guerre mondiale étend jusque sur la Suède, malgré sa neutralité. Mais il y a en Signe une force, un indomptable appétit de vivre. Depuis son plus jeune âge, elle se réfugie dans la lecture et dans le dessin. Son passe-temps favori : confectionner une garde-robe à des poupées de papier qu’elle met en scène dans de romanesques histoires d’amour. Au grand dam de sa mère, sa vocation est inébranlable : elle sera dessinatrice de mode.

Le 7 mai 1945 résonne le cri de joie et de libération : « C’est la paix ! C’est la paix ! » Quelque mois plus tard, Signe âgée de vingt ans s’apprête à entrer dans la célèbre école de dessin Anders Beckman à Stockholm, où elle rencontre le beau Lars-Ivar, artiste comme elle, athée et socialiste « comme papa ». Hilma reçoit la nouvelle comme un coup fatal. Elle a perdu la bataille : par-delà la mort, en sa fille, c’est le père qui a triomphé. Mais pour Signe, la vie commence.

Written by Thomas

2008-12-28 at 20:00

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