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Scandinavian Literature in Translation || Littérature scandinave en traduction

Archive for the ‘2010/02’ Category

Anne Birkefeldt Ragde : La ferme des Neshov

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La trilogie Neshov 2 : La ferme des Neshov
Anne Birkefeldt Ragde
Balland
ISBN 978-2-35315-068-7
Parution candienne février 2010
Traduit du norvégien par Jean Renaud

Deuxième volet de la Trilogie des Neshov

Trois frères que tout sépare se retrouvent dans la ferme familiale à la mort de leur mère. Tous sont confrontés à un moment de leur vie où ils doivent faire un choix important. Tor, l’aîné, doit se décider : poursuivre son élevage de porcs ou laisser sa fille reprendre la ferme et quitter alors sa vie d’assistante vétérinaire à Oslo. Que va devenir la ferme des Neshov ? Arriveront-ils à surmonter leur différence pour recréer des liens familiaux mis à rude épreuve depuis si longtemps ?

Anne B. Ragde met en scène les destins entrecroisés des membres de la famille Neshov et signe une saga d’une grande finesse psychologique où le chagrin et la douleur se mêlent à l’humour, la chaleur et l’amour. Saluée par la critique et les lecteurs, la saga d’Anne B. Ragde est le phénomène incontournable de la scène littéraire norvégienne. Traduit dans plus de 15 langues, La Ferme des Neshov a obtenu le Prix des Libraires et des Lecteurs.

Après le succès de La Terre des mensonges, Anne B. Ragde poursuit avec La Ferme des Neshov une formidable saga norvégienne.

Written by Thomas

2010-01-22 at 23:03

Hans Christian Andersen : Voyages

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Voyages
Hans Christian Andersen
Riveneuve
ISBN 978-2-36013-003-0
Parution février 2010 (voir DPLU pour disponibilité canadienne)
Présentation : Michel Forget
Préface de Régis Boyer

Tout le monde connaît Hans Christian Andersen (1805-1875) et garde en mémoire quelques-uns de ses contes les plus célèbres, mais peu de gens se souviennent que le conteur danois a aussi été un grand écrivain qui s’est illustré dans tous les genres (roman, poésie, théâtre), ni qu’il a été l’un des plus grands voyageurs de son temps.

Andersen a effectué une trentaine de voyages qui lui ont permis de visiter vingt-cinq pays, de la Norvège au Portugal, de L’Europe centrale au Maroc et à Malte, et qui ont nourri son œuvre d’écrivain. Quelques-uns ont fourni la matière d’un récit entier et quatre d’entre eux – traduits en français pour la première fois – sont réunis dans le présent volume. Leur rédaction s’étend de 1831 (Ombres chinoises) à 1866 (Une visite au Portugal) et jalonne donc toute sa vie d’écrivain. Entre les deux, Skagen (1859) raconte sa découverte d’une région alors mal connue de son propre pays, tandis que la Visite chez Charles Dickens (1860) rend compte de l’amitié qui unissait ces deux grands écrivains.

Ces récits constituent d’abord des témoignages irremplaçables sur la vie quotidienne dans l’Europe du XIXème siècle car Andersen s’intéresse à tout, à la vie des cours princières comme à celle des petites gens, aux paysages comme au théâtre ou à la littérature des pays qu’il traverse. Ils permettent aussi de mieux comprendre sa personnalité ainsi que les sources de son imaginaire. On y retrouve l’humour, la vivacité du trait, les qualités d’observation qui ont fait le succès de ses contes en même temps que les grandes interrogations qui n’ont cessé de l’habiter sur le sens de la vie, de l’amour, du progrès ou de la destination de l’homme.

Written by Thomas

2010-01-11 at 16:05

Anna Grue : Je ne porte pas mon nom

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Je ne porte pas mon nom
Anna Grue
Gaïa Éditions, « Polar »
ISBN 978-2-84720-156-7
15 février 2010
36,95 $ au Canada

Sortir de la prostitution ou échapper aux violences conjugales ne marque pas toujours la fin d’un calvaire pour les victimes qui plongent dans la vie clandestine et les méandres de la perte d’identité. Premier tome d’une série de polars dressant avec réalisme et humour un portrait de la société danoise actuelle à travers les tribulations du savoureux Détective chauve.

Written by Thomas

2009-12-14 at 21:33

Henning Mankell : Le cerveau de Kennedy (poche)

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Prochainement en format poche :

Le cerveau de Kennedy
Henning Mankell
Seuil, « Points »
ISBN 978-2-7578-1635-6
15 février 2010
16,95 $ au Canada

Voir aussi : édition grand format
In English: Kennedy’s Brain

Automne 2004. Louise Cantor quitte son chantier de fouilles du Péloponnèse pour rentrer en Suède. Impatiente de revoir son fils, elle le trouve mort dans son appartement de Stockholm.

Qui a tué Henrik ? Pas un instant Louise ne veut croire que son fils unique se soit suicidé. Avec l’énergie du désespoir et une obstination d’archéologue, elle va tenter de reconstituer fragment par fragment les dernières années d’une vie brutalement interrompue. Secondée par Aron, le père d’Henrik qu’elle a déniché au fin fond de l’Australie, Louise découvre que son fils avait une vie secrète, émaillée d’inquiétantes zones d’ombre.

Pourquoi Henrik s’intéressait-il tant au cerveau du président Kennedy, disparu lors de son autopsie ? Pourquoi avait-il un appartement clandestin à Barcelone ? D’où provenaient les grosses sommes d’argent dont il disposait ? Que faisait-il au Mozambique dans un mouroir pour malades atteints du sida ?

Quand Aron disparaît brusquement sans laisser de traces, Louise comprend qu’elle est aux prises avec des forces occultes qui la dépassent. Au bord du gouffre mais plus déterminée que jamais, ses pas la conduisent au coeur de l’Afrique. Une vérité effroyable l’y attend.

À travers ce récit palpitant et lucide, Henning Mankell exprime sa colère contre le cynisme du monde occidental face au lent naufrage d’un continent rongé par le sida.

Written by Thomas

2009-12-14 at 11:48

Erlend Loe : Volvo Trucks

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Prochainement en format poche :

Volvo Trucks
Erlend Loe
10/18, « Domaine étranger »
ISBN 978-2-264-04716-8
2 février 2010
15,50 $ au Canada

Où l’on retrouve Andreas Doppler, arpentant cette fois les forêts suédoises et toujours escorté de son fils Gregus et de l’élan Bongo. Il croise sur sa route Maj Britt, avatar de Tatie Danielle, âgée de 92 ans, qui s’est vu retirer le droit d’élever des oiseaux car elle avait sectionné le bec de ses perruches, le trouvant anormal. Depuis, elle noie sa rage dans les vapeurs de haschich en écoutant Bob Marley. Non sans avoir abusé de son corps avantageux, elle va soudoyer Doppler de deux manières. D’abord en se vengeant de Volvo Trucks qui n’a jamais reconnu à son défunt mari mort de chagrin la paternité de l’amélioration du Globetrotter, un camion qui a révolutionné l’histoire du poids lourd. Ensuite en l’instrumentalisant pour réserver une bonne farce à von Borring, son rival et voisin, fondu de scoutisme et d’oiseaux dont il imite peu ou prou le mode de vie. Mais on ne piège pas aussi facilement un adepte de Baden-Powell ! Le louveteau vieillissant sent qu’il a affaire à un homme égaré, en quête de sens. Il propose un marché à Doppler : le ramener dans le droit chemin grâce aux vertus du scoutisme. Doppler choisira-t-il la vie illicite et licencieuse que lui offre Maj Britt, ou le quotidien militaire et sain de von Borring ? Un choix d’autant plus cornélien qu’il est seul face à son destin : cela fait lurette que Bongo et Gregus, lassés de ses frasques, ont mis les voiles. Andreas Doppler va devoir se faire une raison.

Les amoureux d’Erlend Loe encore une fois ne seront pas déçus. Puisque les situations toujours aussi rocambolesques, loufoques et hilarantes sont au rendez-vous de ce sixième roman d’Erlend Loe, le cinquième publié en français. Mais comme d’habitude, la façade comique cache une critique acerbe de nos modes de vie occidentaux. Après le néo-libéralisme dans Doppler, Erlend Loe s’attaque de front à la société de classe. Dans l’opposition entre Maj Britt d’une part, von Borring et Volvo de l’autre, se lit le combat de la classe ouvrière contre la haute société, qu’elle soit bourgeoise ou économique. Quel bilan tire-t-on de son existence quand on a tout du long été dominé, écrasé par plus fort que soi ? Comment répliquer à cet aplatissement insupportable ? On peut, comme Maj Britt, mener la vie impossible aux autres, se révolter, décider de rester dans la marge. Mais ça veut dire quoi, être marginal ? Car au fait : il n’y a pas d’âge pour un(e) original(e). Ça commence même à 92 ans, et ça commence surtout maintenant, pour tous les apprentis rebelles en manque de vade-mecum : en lisant Volvo Trucks.

Written by Thomas

2009-12-14 at 11:41

Carl-Henning Wijkmark : La nuit qui s’annonce

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La nuit qui s’annonce
Carl-Henning Wijkmark
Cénomane, « Et littérature »
ISBN 978-2-916329-21-5
1er février 2010
27,95 $ au Canada

« Seul celui qui est sans illusion est vraiment libre. »

Dans cette unité de soins palliatifs où deux infirmières, Birgit, la maternelle, et Angela, l’érotique, veillent de leur mieux sur les agonisants, Hasse n’a que deux consolations : les rêves que lui inspirent les piqûres de morphine et le passage d’un jeune bibliothécaire – car il a décidé de lire tout ce qu’il peut sur la mort avant de mourir. Entre lectures et rêveries, il revoit sa vie, sa carrière d’acteur, ses amours, et, bien que son état se dégrade, il lui reste encore la volonté d’exister : « La mort, quel gâchis malgré tout », ironise-t-il. Pourtant, il y a déjà eu tant de morts, dans l’histoire humaine, qu’est-ce qu’un de plus ? Et l’éternité qui l’attend, n’existait-elle pas déjà avant sa naissance ?…

Dans ce roman sur la mort écrit à la première personne, où l’on croise Cioran, Thomas Mann, les livres des morts égyptien et tibétain, Carl-Henning Wijkmark aborde avec sensibilité, humour et pudeur, les grandes questions morales et existentielles, qu’il développe en subtiles notations : par exemple que la mort commence dès que l’on n’est plus aimé (alors « on est déjà mort, pour l’essentiel »), ou encore que plus on s’affaiblit moins on a envie de mourir et que l’instinct érotique meurt en dernier. Il analyse aussi la place de la mort dans nos sociétés, constatant que la technique est désormais un prétexte aux économies, ou s’étonnant qu’on se soucie si peu de dignité pendant la vie, et qu’on s’en préoccupe tant lorsque la nuit s’annonce…

Written by Thomas

2009-12-14 at 11:32

Carl-Henning Wijkmark : La mort moderne

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Nouvelle édition :

La mort moderne : scènes de la phase terminale de l’être humain
Carl-Henning Wijkmark
Cénomane, « Et littérature »
ISBN 978-2-916329-26-0
1er février 2010
26,95 $ au Canada

« Nous naissons tous au même âge, n’est-ce pas, pourquoi ne pourrions-nous pas tous mourir au même âge ? »

Comment réduire les « coûts d’entretien » des vieux, des malades incurables, des handicapés mentaux et autres membres improductifs de notre société ?

Voici le thème d’un bien curieux colloque au cours duquel médecins, politiciens, économistes et théologiens cherchent à « planifier de façon responsable l’avenir de millions de gens » – autrement dit planifier notre mort.

Dans ce récit terrible et provoquant, l’auteur nous met en garde contre des arguments – dont l’écho perceptible dans certains discours contemporains donne le frisson – qui tendraient à instaurer insidieusement, dans le fonctionnement de l’État moderne, une forme de barbarie.

Les planificateurs démocrates de la mort moderne menacent de se mettre bientôt au travail, à moins qu’ils n’y soient déjà…

La Mort moderne a fait scandale lors de sa parution, en 1978, en plein apogée du modèle suédois. Trente ans plus tard, ce roman-essai apparaît, davantage encore, d’une effrayante actualité.

La première édition française de ce livre est parue en 1997, au Passeur. La présente édition est augmentée de la postface de l’auteur datant de 1985, inédite en français.

Written by Thomas

2009-12-14 at 11:26